| ATTAC (Association pour une Taxation sur les Transactions financières pour l'Aide aux Citoyens) est un réseau citoyen international né à Paris en juin 1998 et décidé à reconquérir les espaces perdus par la démocratie au profit de la sphère financière. A la mondialisation actuelle, exclusivement économique et financière, ATTAC entend opposer une mondialisation prenant comme critère premier l'ensemble des intérêts citoyens. ATTAC Wallonie-Bruxelles regroupe les sections locales francophones de Belgique au sein d'une coordination formée de représentants des locales. |
Samedi, 28 Avril 2012 07:51
Mmento
Rapports

À l'appel de mouvements sociaux d'Allemagne dont le mouvement ATTAC, une mobilisation aura lieu le week- end de l'ascension du 17 au 19 mai à Francfort. Le 19 mai, une grande manifestation européenne est prévue à Francfort, à l’initiative des mouvements sociaux allemands et avec des participants venus de toute l’Europe, pour protester contre l’austérité imposée par la Troïka. Il s’agit d’une mobilisation majeure par sa dimension européenne et symbolique, à un moment où l’Europe justifie toutes les régressions et où la BCE préfère sauver les banques plutôt que les peuples européens. Elle entre par ailleurs directement en résonance avec la nécessaire campagne sur le Pacte budgétaire et les alternatives en Europe. Des mouvements sociaux européens ont aussi décidé d'y être présents : D'Italie, de Belgique, de Grèce... Des réseaux européens : Attac, Cadtm, Joint social conference, Collectif pour un Audit Citoyen, Comités Action Europe ... Des syndicats nous rejoindrons...
Rejoignez la mobilisation!
------------------------------------- Programme Mercredi 16 mai : Arrivée et actions lors de la réunion du Conseil gouverneurs de la BCE Jeudi 17 mai : Occupation des sites; réunions, des événements et de la culture
Vendredi 18 mai : Blocus de la BCE et du quartier des banques
Samedi 19 mai : Manifestation internationale
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Un bus est prévu Aller : Départ De Bruxelles vendredi aux environs de 8h30 (endroit à préciser) Halte à Liège pour ceux qui seraient intéressés de nous joindre de là Retour Départ samedi de Frankfurt vers 16h30 Arrivée à Bruxelles aux alentours de 19h00 Prix Aller/Retour : 20€ Pour tout renseignement contacter :
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Mis à jour le Mercredi, 09 Mai 2012 09:10
Adam Smith et le mouvement social en Belgiqued'Eric Toussaint Alors que le 30 janvier 2012, les syndicats mènent une grève générale afin de résister au plan d’austérité concocté par le gouvernement Di Rupo qui veut essentiellement faire payer la crise à ceux et celles qui en sont les victimes, on assiste à la multiplication de déclarations visant à convaincre de l’inutilité ou de l’illégitimité du mouvement. Ce n’est pas neuf. Dans un « dossier » consacré aux syndicats fin décembre 2011, l’hebdomadaire « Moustique » posait la question : « À quoi servent les syndicats ? ». Moustique écrivait : « Ils aiment manifester et faire la grève. Ils n’aiment pas les patrons ni le changement. Quelles réalités se cachent derrière les clichés que charrient les syndicats ? » . L’hebdomadaire égraine une série d’affirmations et une fausse question : « Les syndicats sont des structures archaïques et dépassées », « Se syndiquer, c’est ringard et inutile » ; « S’ils ne servent plus à rien, pourquoi continuer à payer des cotisations ? ». Gageons que l’action de grève générale du 30 janvier 2012 aura droit à son lot de dénigrement de la part de nombreux médias. Bien sûr, on aurait tort d’imaginer qu’Adam Smith prendrait aujourd’hui énergiquement parti pour les grévistes, mais il n’en reste pas moins que ses observations sur la société restent d’une grande pertinence. Dans son œuvre majeure éditée en 1776 , il attire l’attention sur les deux poids deux mesures utilisés pour jauger l’action concertée des patrons, d’une part, et celle des travailleurs, d’autre part : « On n’entend guère parler, dit-on, de Coalitions entre les maîtres, et tous les jours on parle de celles des ouvriers. Mais il faudrait ne connaître ni le monde, ni la matière dont il s’agit, pour s’imaginer que les maîtres se liguent rarement entre eux. Les maîtres sont en tout temps et partout dans une sorte de ligue tacite, mais constante et uniforme, pour ne pas élever les salaires au-dessus du taux actuel. Violer cette règle est partout une action de faux frère et un sujet de reproche pour un maître parmi ses voisins et pareils. A la vérité, nous n’entendons jamais parler de cette ligue, parce qu’elle est l’état habituel, et on peut dire l’état naturel de la chose, et que personne n’y fait attention. Quelquefois, les maîtres font entre eux des complots particuliers pour faire baisser au-dessous du taux habituel les salaires du travail. Ces complots sont toujours conduits dans le plus grand silence et dans le plus grand secret jusqu’au moment de l’exécution ; et quand les ouvriers cèdent comme ils font quelquefois, sans résistance, quoiqu’ils sentent bien le coup et le sentent fort durement, personne n’en entend parler. Souvent, cependant, les ouvriers opposent à ces coalitions particulières une ligue défensive ; quelquefois aussi, sans aucune provocation de cette espèce, ils se coalisent de leur propre mouvement, pour élever le prix de leur travail. Les prétextes ordinaires sont tantôt le haut prix des denrées, tantôt le gros profit que font les maîtres sur leur travail. Mais que leurs ligues soient offensives ou défensives, elles sont toujours accompagnées d’une grande rumeur. » Déjà Adam Smith soulignait que les patrons protestaient à hauts cris contre les grévistes et utilisaient contre eux l’action des magistrats : « Dans ces occasions, les maîtres ne crient pas moins haut de leur côté ; ils ne cessent de réclamer de toutes leurs forces l’autorité des magistrats civils, et l’exécution la plus rigoureuse de ces lois si sévères portées contre les ligues des ouvriers, domestiques et journaliers. » Ce qu’a écrit Adam Smith il y a plus de deux siècles est toujours d’utilité pour comprendre ce qui motive le patronat belge regroupé dans la Fédération des Entreprises de Belgique : « Ceux qui emploient l’ouvrier constituent la troisième classe, celle des gens qui vivent de profits. (…) Les marchands et les maîtres manufacturiers sont, dans cette classe, les deux sortes de gens qui emploient communément les plus gros capitaux et qui, par leurs richesses, s’y attirent le plus de considération. (…) Cependant, l’intérêt particulier de ceux qui exercent une branche particulière de commerce ou de manufacture est toujours, à quelques égards, différent et même contraire à celui du public. L’intérêt du marchand est toujours d’agrandir le marché et de restreindre la concurrence des vendeurs. Il peut souvent convenir assez au bien général d’agrandir le marché mais de restreindre la concurrence des vendeurs lui est toujours contraire, et ne peut servir à rien, sinon à mettre les marchands à même de hausser leur profit au-dessus de ce qu’il serait naturellement et de lever, pour leur propre compte, un tribut injuste sur leurs concitoyens. Toute proposition d’une loi nouvelle ou d’un règlement de commerce qui vient de la part de cette classe de gens doit toujours être reçue avec la plus grande défiance, et ne jamais être adoptée qu’après un long et sérieux examen, auquel il faut apporter, je ne dis pas seulement la plus scrupuleuse, mais la plus soupçonneuse attention. Cette proposition vient d’une classe de gens dont l’intérêt ne saurait jamais être exactement le même que l’intérêt de la société, qui ont, en général, intérêt à tromper le public et même à le surcharger et qui, en conséquence, ont déjà fait l’un et l’autre en beaucoup d’occasions » . Adam Smith aborde également l’attitude du parlement par rapport aux fédérations patronales et aux syndicats : « Nous n’avons point d’actes du parlement contre les ligues (patronales) qui tendent à abaisser le prix du travail ; mais nous en avons beaucoup contre celles qui tendent à le faire hausser. » Ce qui motive le capitaliste selon Adam Smith : « Le seul motif qui détermine le possesseur d’un capital à l’employer plutôt dans l’agriculture ou dans les manufactures, ou dans quelque branche particulière de commerce en gros ou en détail, c’est la vue de son propre profit. Il n’entre jamais dans sa pensée de calculer combien chacun de ces différents genres d’emploi mettra de travail productif en activité, ou ajoutera de valeur au produit annuel des terres et du travail de son pays. » Selon Adam Smith, l’ouvrier crée de la valeur… sans qu’il n’en coûte au capitaliste : « Le travail d’un ouvrier de manufacture ajoute en général, à la valeur de la matière sur laquelle il travaille, la valeur de sa subsistance et du profit du maître. (…) Quoique le premier (l’ouvrier) reçoive des salaires que son maître lui avance, il ne lui coûte (au capitaliste) aucune dépense dans les faits, la valeur de ces salaires se retrouvant en général avec un profit de plus dans l’augmentation de valeur du sujet auquel ce travail est appliqué. » A son époque, Adam Smith, échaudé par une crise bancaire, recommandait aux législateurs de limiter drastiquement la liberté des banquiers : « l’exercice de la liberté naturelle de quelques individus, qui pourrait compromettre la sûreté générale de la société, est et doit être restreint par les lois, dans tout gouvernement possible, dans le plus libre comme dans le plus despotique. » Il poursuivait : « L’obligation imposée de bâtir des murs mitoyens pour empêcher la propagation du feu, est une violation de la liberté naturelle, précisément du même genre que les règlements que nous proposons ici pour le commerce de la banque » . Les membres de la commission Dexia et le parlement devraient s’inspirer de ces recommandations d’Adam Smith. Ces éléments d’analyse et de proposition qui sont plus importants dans la pensée d’Adam Smith que la fameuse main invisible (qu’il ne mentionne qu’à trois reprises dans son œuvre) sont systématiquement passés sous silence par la pensée économique dominante et les grands médias. Un regard dans le rétroviseur de la pensée d’un des pères de l’économie politique permet de mieux s’orienter dans le présent et le futur.
Lundi, 30 Janvier 2012 19:29
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Rapports
Position commune du réseau européen d’Attac 6 principes pour se libérer de la domination des marchés financiers sur nos sociétés. Depuis 2007, une crise globale secoue le monde. Au lieu de faire partie de la solution, l’Union Européenne, incapable et sans volonté de changer son orientation néolibérale, approfondit la crise économique, sociale et démocratique. Les politiques que l’Union a choisi de promouvoir se cristallisent dans la banque centrale européenne (BCE) et l’euro. Elles livrent les clés de l’économie aux banques privées et aux marchés financiers au prétexte de prétendue crise de l’endettement public. La « troïka » - la Commission Européenne, la BCE et le FMI – ainsi que les gouvernements de l’UE imposent des mesures d’austérité injustes, faisant payer aux populations des dettes dont elles ne sont pas responsables. Le modèle néolibéral d’intégration européenne a élargi le fossé entre pays du centre et de la périphérie et accru les inégalités existantes aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Europe en encourageant le dumping social et fiscal. Enfin et pas le moindre, les politiques de l’UE ont aggravé la crise courante de la démocratie en mettant des processus technocratiques au-dessus des décisions parlementaires, imposant des politiques de réductions de l’endettement. Le réseau européen d’Attac s’oppose fermement au mode actuel d’intégration européenne - et à l’euro tel qu’il fonctionne actuellement – parce qu’il subordonne les besoins de la population aux intérêts des marchés financiers. La question de la sortie de l’euro ou l’approfondissement du mode actuel d’intégration européenne ne peuvent régler, de loin, toutes les causes centrales de la crise. L’urgence est maintenant de se libérer de la domination des marchés financiers et de promouvoir une coordination des politiques économiques, monétaires, sociales et écologiques. A cette fin, les citoyens et les mouvements sociaux doivent se battre aux niveaux nationaux et européen pour changer les règles inhérentes aux systèmes économiques et institutionnels existants, et rendre une autre Europe possible. Principes pour se libérer de la domination des marchés financiers sur nos sociétés et pour une coordination vers des politiques économiques, monétaires, sociales et écologiques progressistes : - - Finance publique démocratique avec des banques centrales prêtant directement aux gouvernements et contrôle public du secteur bancaire.
- - Audits des dettes, et annulations de dettes. Les banques et les acteurs financiers doivent prendre leurs pertes.
- - Audits des dettes, et annulations de dettes. Les banques et les acteurs financiers doivent prendre leurs pertes.
- - Mettre un terme aux politiques d’austérité
- - Rétablir et accroître les services publics.
- - Des politiques industrielles et autres politiques publiques qui réduisent les déséquilibres, promeuvent la transition écologique des économies, développent l’emploi et les droits sociaux au niveau européen.
Mis à jour le Mercredi, 01 Février 2012 19:03
Jeudi, 20 Octobre 2011 13:17
Mmento
Articles
Lettre ouverte au formateur, Monsieur Elio DI RUPO, À l’heure où se négocie le volet économique du prochain gouvernement, nous voudrions vous faire part de notre point de vue par rapport à la note que vous avez déposée au mois d’août dernier et en profiter pour rappeler quelques points d’importance à nos yeux. D’abord, nous nous félicitons que cette note prévoit des recettes nouvelles pour faire face à l’endettement important de notre pays. Face à ceux qui prétendent résoudre les problèmes budgétaires par un programme d’austérité (à payer par la collectivité et chaque contribuable ou salarié de ce pays), nous constatons qu’il est donc possible pour équilibrer le budget d’avoir recours à des ressources nouvelles. De plus, les nouvelles pistes de recettes évoquées concerneraient les détenteurs de richesses mobilières qui ont été jusqu’ici largement épargnés, malgré de nombreuses années de prospérité financière. Ceci rejoint l’axe de notre campagne « Ne laissez pas échapper les grosses fortunes » (www.lesgrossesfortunes.be), menée par le Réseau pour la Justice Fiscale (RJF) et Financieel Actie Netwerk (FAN). Elle vise à informer et démontrer qu’il est possible de faire face aux déficits actuels de l’Etat par des recettes fiscales portant principalement sur la richesse mobilière des Belges (évaluées à plus de 2,5 X le PIB de la Belgique) ; les recettes minimales espérées ont été chiffrées à 25 milliards d’euros par an. Deux points de votre note ont par ailleurs, retenu notre attention : La taxation sur les plus-values mobilières : Constatons que cette mesure mettrait fin au régime d’exception de la Belgique qui avec le Luxembourg, est un des seuls Etats européens à ne pas la pratiquer. Cet impôt dégressif dans le temps serait un pas dans la bonne direction puisqu’il constituerait, à côté d’autres mesures à prendre, un frein à la spéculation financière. Mais sa mise en pratique suppose pour être efficace une transparence des intermédiaires et autres organismes bancaires et financiers. Les modalités de cette taxation restent donc un critère crucial de son efficacité. L’impôt exceptionnel sur la fortune : Dans le même ordre d’idée que pour la taxation des plus-values, un impôt sur la fortune qui, pour nous, devrait être permanent et non pas exceptionnel suppose, pour être praticable, l’existence de moyens inexistants à ce jour comme la mise au point de la centrale des comptes bancaires, décidée lors de l’adoption de la loi d’assouplissement du secret bancaire décidée au printemps dernier et qui se fait toujours attendre… Cette centrale, qui pourrait utilement selon nous s’inspirer du fichier FICOBA (existant en France), doit permettre la levée du secret bancaire voulue désormais par la loi et que nous voulons à l’avenir complète. Dans cette perspective, la suppression du précompte mobilier libératoire et un retour à la taxation portant sur la globalité des revenus (comme aux Pays-Bas et pratiqué antérieurement en Belgique), constituerait une avancée significative en matière de justice fiscale. Le rendement escompté par nos réseaux d’un tel impôt se chiffrerait à 7,6 milliards d’euros par an sur base d’un taux progressif (1% sur la partie de la fortune comprise entre 1,5 et 2,5 millions d’euros, 2% sur la partie comprise entre 2,5 et 3,5 millions et 3% au-delà de 3,5 millions). Pour le F.A.N. Pour le R.J.F. Eric GOEMAN Daniel PUISSANT Liste des adhérents au Réseau pour la Justice Fiscale : A.C.i . (Agir en Chrétiens Informés), A.C.R.F. (Action Catholique Rurale Féminine), Appel des 600, Alternative Citoyenne, ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens) Wallonie-Bruxelles, C.A.D.T.M. (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), Caritas Catholica, CETRI (Centre Tricontinental), CGé (Changement pour l’Egalité), C.G.S.L.B. (Centrale Générale des Syndicats Libres de Belgique), C.J.C. (Conseil de la Jeunesse Catholique), C.N.C.D – 11.11.11 (Centre National de Coopération au Développement), C.N.E. (Centrale Nationale des Employés), Collectif Solidarité contre l’Exclusion, Colupa, Communautés de Base (W-B), Crédal, C.S.C. (Confédération des Syndicats Chrétiens), Entraide et Fraternité/Vivre Ensemble, Equipes Populaires, F.C.S.S. (Fédération des Centres de Service Social), F.G.T.B. (Fédération Générale du Travail de Belgique), la F.G.T.B. wallonne, F.I.A.N, (Foodfirst Information & Action Network), Fraternité séculière Charles de Foucauld, G.R.E.S.E.A. (Groupe de Recherche et d’Etude pour une Stratégie Economique Alternative), Inter-Environnement Wallonie, JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), Justice et Paix, Kairos Europe (W-B), La Lucarne, Le Monde selon les Femmes, M.C.P. (Mouvement Chrétien pour la Paix), M.I.R. – I.R.G. (Mouvement International de Réconciliation – Internationale des Résistants à la Guerre), MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien), Oxfam Solidarité, P.A.C. (Présence et Actions Culturelles), Peuples Solidaires, Réseau Financement Alternatif, Réseau Résistances, SAW-B (Solidarité des Alternatives Wallonnes et Bruxelloises), Solidarité Socialiste, U.R.B. (Union des Religieuses de Belgique), U.N.S.P. (Union Nationale des Services Publics), VOLENS (Volontaires de l’Enseignement). Liste des adhérents au Financieel Actie Netwerk : ABVV, ACLVB, ACV, ATTAC VLAANDEREN, BBL, KWB, LBC, LEF, NETWERK VLAANDEREN, OXFAM SOLIDARITEIT en 11.11.11.
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